La réalité virtuelle en rééducation et dans la prise en charge de la douleur
Depuis plusieurs années, les entreprises ont innové en termes de technologie de réalité virtuelle. Au départ sur un versant de divertissement, l’utilisation a été peu à peu détournée au bénéfice des patients dans la santé. Sur un versant de la prise en charge de la douleur, permettant ainsi une baisse des consommations d’antidouleurs et d’anxiolytiques. Aussi sur un versant rééducatif, permettant des mises en situation simplifiées et réalistes. Avec un versant plus ludique des séances, la motivation des patients à les suivre et les réaliser permet une meilleure récupération.
Prise en charge de la douleur
Le centre de rééducation bénéficie d’un service d’oncologie, soins palliatifs, qui accueille des patients à la suite d’un traitement lourd (chimiothérapie, radiothérapie, chirurgie), des patients en séjour de répit venant du domicile et des patients en fin de vie. Ces pathologies sont souvent associées à des douleurs psychologiques et physiques difficiles à soulager par des méthodes thérapeutiques médicamenteuses et non médicamenteuses. En effet, les Euménides développent des techniques de soins de confort pour assurer les prises en charge les plus adaptées avec des formations régulières des professionnels (aromathérapie, snoezelen, toucher massage, relaxation). Les médecins se tiennent aussi à jour des nouvelles méthodes et sont en lien avec des spécialistes pour assurer les meilleures thérapeutiques aux patients accueillis. Cependant, certaines douleurs, notamment des douleurs associées à certains soins douloureux, restent difficiles à soulager.
Le deuxième pôle d’activité des Euménides se concentre sur les prises en charge en addictologie. Ici, plusieurs sources de douleur également spécifiques à la pathologie. En effet, le ressenti du corps est trompé par les prises de substances psychoactives. A l’arrêt de ces dernières, les ressentis se transforment et parfois, des douleurs physiques comme psychologiques qui étaient alors anesthésiées par les produits refont surface. Le traitement par médicaments, soit d’autres substances peuvent parfois paraitre comme un non-sens dans le cadre de ces prises en charge, même si elles s’imposent parfois selon les souffrances en jeux. Les équipes soignantes ont néanmoins à cœur de proposer des méthodes alternatives pendant le séjour de ces patients. L’éloignement récent du produit peut induire des douleurs importantes dans les premiers temps et s’atténuer au fur et à mesure que le patient s’éloignent des dernières consommations. Elles se présentent souvent avec des phases aigues, qui ne perdurent pas dans le temps si la prise en charge est rapide. Elles ne nécessitent pas toujours une prise en charge médicamenteuse mais les méthodes sont plus ou moins efficaces selon chaque patient et sa sensibilité pour chacune des méthodes.
Dans ces situations, la réalité virtuelle a déjà pu faire ses preuves dans d’autres services hospitaliers et est se déploie de plus en plus. Le changement complet de réalité vécu par le cerveau permet une déformation de la perception, de l’attente et de l’attention portée à la douleur. Elle n’est pas un traitement utilisable sur le long terme mais permet une réelle plus-value pour passer les phases aigues de la douleur : soins douloureux, craving, angoisses, etc.
Rééducation
Sur l’ensemble des services en hospitalisation conventionnelle comme en hôpital de jour, les patients bénéficient de rééducation. Elles peuvent être fonctionnelles (kinésithérapie, ergothérapie, activité physique) comme sensorielles (psychomotricité, psychologie, neuropsychologie, art-thérapie).
Dans ces différentes formes, la mise en situation a deux utilités importantes :
- La motivation : l’immersion dans un espace différent que la salle de rééducation permet au patient de trouver une plus grande motivation à réaliser les exercices, permettant une mise en mouvement plus importante que sans réalité virtuelle. En effet, un même mouvement, parfois répétitif peut paraitre différent selon le contexte de réalisation. Avec la réalité virtuelle, un même mouvement peut être mis dans des contextes variés, permettant de tromper parfois le patient et l’impression de la redondance de l’exercice. Aussi, des exercices comme le vélo ou le rameur, accompagné d’images immersives dans des environnements naturels d’exercice permettrait une adhésion plus franche du patient à ces exercices.
- L’immersion en situation réelle : que ce soit les exercices d’ergothérapie avec des mises en situation dans le quotidien ou des mises en situation de patients en addictologie face à des situations à risque, le casque permet de reproduire des lieux du quotidien, en testant le patient dans un environnement sécurisé car fictif (conduite automobile, déplacements, immersion dans un milieu festif, …) et cela en pouvant reproduire différents lieux possibles.
Les bénéficiaires
Quid enim? Africanus indigens mei? Minime hercule! ac ne ego quidem illius; sed ego admiratione quadam virtutis eius, ille vicissim opinione fortasse non nulla, quam de meis moribus habebat, me dilexit; auxit benevolentiam consuetudo. Sed quamquam utilitates multae et magnae consecutae sunt, non sunt tamen ab earum spe causae diligendi profectae.
L'équipe témoigne
Quid enim? Africanus indigens mei? Minime hercule! ac ne ego quidem illius; sed ego admiratione quadam virtutis eius, ille vicissim opinione fortasse non nulla, quam de meis moribus habebat, me dilexit; auxit benevolentiam consuetudo. Sed quamquam utilitates multae et magnae consecutae sunt, non sunt tamen ab earum spe causae diligendi profectae.
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