Nos projets innovants

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Un repère pratique et esthétique

À la résidence les Chênes, les habitants de la Pergoline bénéficient désormais de portes personnalisées pour leur logement. Ils ont pu choisir les habillages de leurs portes avec leurs familles et les équipes. Bien plus qu'un habillage décoratif, ces portes nous permettent de les aider à créer des repères pour retrouver facilement leur "chez-eux" au sein du service.

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Organisations de sorties et de séjours exceptionnels

La rénovation du projet de vie sociale au sein de la Résidence a mis en évidence l’importance de poursuivre nos projets d’accompagnement en dehors de l’établissement. L’’écoute des habitants nous a permis de comprendre leur besoin de continuer à explorer de nouvelles activités en dehors de la structure. Ainsi, grâce à l’ensemble de l’équipe et au recueil des attentes des habitants via les projets personnalisés, des sorties, activités plus atypiques ont pu être envisagées puis mises en place : patinoire, surf, vélo rail, discothèque, stade, fitness, paintball… Ces activités qui semblent inaccessibles aux personnes âgées ont pu être adaptées, permettant ainsi la participation de tous.

Grace à cette émulation collective, des projets plus ambitieux comme des séjours vacances ont pu être montés. Ainsi, depuis 3 ans, des résidents quel que soit leur niveau de dépendance de l'EHPAD ont pu bénéficier d'un séjour à la mer avec un accompagnement adapté. Les deux premières sessions se sont déroulées en septembre à St Jean de Mont (85).

Des patients du Pôle Gériatrique Rennais ont participé à l’activité de longe côte organisée par Handi Sport et les bénévoles de l’association « St Jouan en marche ». 

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Le projet concerne les activités faites à l'extérieur au sein de la résidence des chaînes. C'est un projet qui a débuté à la suite du Covid puisque le retour principal des habitants sur ce qui leur avait le plus manqué, c'était vraiment les sorties extérieures et le lien social à l'extérieur. On a pu travailler le la refonte du projet de vie sociale où on a décidé d'impliquer tous les acteurs de l'établissement dans la vie sociale et l'ouverture sur l'extérieur pour les habitants. On souhaitait vraiment aller hors les murs et mettre aussi en avant des activités exceptionnelles qui pouvaient nous proposer qui sortaient de leurs idées. On savait pas que c'était possible de le faire alors on l'a fait. Un des premiers axes du projet a été d'organiser des séjours vacances pour les habitants de la résidence. C'est ce projet là particulièrement, il a été initié par une équipe de soignants aux chaînes blanc. On avait commencé à travailler sur les sorties extérieures et un jour ils m'ont dit "Oh là là mais le pied ce serait de partir en vacances avec les habitants." Moi j'ai dit bah pourquoi pas ? On y va. Et on a commencé à travailler le projet tous ensemble. Donc le plus difficile ça a été de trouver un endroit adapté aux personnes à mobilité réduite mais qui soit vraiment un lieu de vacances. Donc en fait, on est parti en vacances dans un village club comme tout le monde avec des animations, des activités, des soirées, l'apéro, les marchés, la journée. Donc donc on a trouvé un village club à Saint-Jean de Mont, grosse station touristique donc comme tout le monde, les soignants ont pu partir avec six ou sept habitants la première année en 2022. Donc ça ça a été le premier séjour qui a été fortement apprécié et des habitants et des soignants. Ils sont partis 3 jours. Ça a été un succès, tout le monde a apprécié. On a renouvelé l'année d'après en augmentant le nombre de résidents et le nombre de jours un peu plus long parce que finalement le retour de la première année c'est finalement c'était trop court, ça passe trop vite et ils avaient pas eu le temps de faire tout ce qu'ils voulaient. Donc 2e année, on est parti avec plus de monde et donc ça c'était en 2023 et en 2024 on a ouvert encore plus les séjours puisque là on est parti avec les habitants du Pazar, du pôle d'activité et de soins adapté. Avec Paza, on est parti en septembre 2024 en séjour 2 jours à Saint-Lunaire. En fait, le projet, il a été lancé parce que on se disait que les personnes avec des troubles neurodégénératifs ou comportementaux un peu plus importants finalement sortaient peut-être moins que les autres. On a eu envie de se mettre le challenge de passer de jours avec eux à l'extérieur pour renouer aussi avec une vie sociale, pour aller voir un petit peu ce qui se passe à l'extérieur des murs et pour voir la mer parce que c'est quelque chose qui ressortait régulièrement quand on discute un peu de où est-ce qu'on va en vacances. On a fait des recherches, on est parti dans un centre nautique pendant 2 jours. On a visité Dinard, on s'est baladé et ça leur a fait énormément de bien. Ils ont vraiment adoré ce voyage et ça nous a fait tous du bien de rapprocher encore plus le groupe. Alors nous, concernant les activités, le projet d'animation, il est forcément travaillé avec les résidents, avec les bénévoles, avec les équipes et souvent il y a des idées un petit peu extraordinaires qui en sortent. Comme on a emmené un groupe de personnes faire du surf, travail avec les ergos et les kinés. C'était un petit défi, un petit coup de fil à Saint-Malot et nouvelle partie sur nos planches pendant tout un après-midi avec un soleil superbe et surtout une découverte d'un sport pour certains et d'autres un retour aux sources parce que voilà nous sommes des bretons. Quatre résidents sont partis un petit parcours en vélorail avec toute une équipe soignante à la journée complète pique-nique sieste mais de l'orail. Il est sorti à la pinoire. à la pâtie noire. Voilà. Alors, ce qu'il faut savoir c'est qu'à la pâine noire les résidents n'ont pas besoin de mettre de patins et ceux qui sont à mobilité réduite, le fauteuil glisse tout seul sur la glace. Et là, c'est magique. C'est une nouvelle sensation pour eux, une nouvelle expérience, un nouveau sujet à discuter en famille. l' Chanpil là, on a fait des émissions radio. Alors, les émissions radio enregistrement où les résidents ont pu débattre sur qu'est-ce qu'un podcast déjà toute une nouveauté pour eux. Pouvoir s'entendre, partager leur savoir et leurs connaissances avec d'autres, ça a été pour eux quelque chose de vraiment exceptionnel parce que il y a il y a pas que l'activité qui compte en fait. L'activité extérieure, elle est très appréciée, elle est hyper engageante et finalement l'habitant, il peut se servir de ça aussi pour recréer du lien avec sa famille, avec ses proches pour pouvoir en parler. C'est des nouveaux sujets de construction, des nouveaux sujets de transmission. Ça répond à plusieurs objectifs dans l'accompagnement des habitants. Souvent, ça viennent de leurs idées, mais ça répond aussi à leur ce qu'on appelle leur pape. C'est une attente de pouvoir vivre des choses un peu exceptionnelles. Il y a pas d'âge. La plus formidable, je pense que c'est la sortie discothèque. Ah bah oui, pour aller claquer du talon, ils sont tous partants. Donc direction la guinguette et un moment aussi super sympathique pour faire des rencontres. Bien. Oui, il y a pas d'âge pour faire des rencontres. On est parti à 8, on est revenu à 8, c'est le principal. 

Partenariat CVS - CDU

Le partenariat entre Conseil de Vie Sociale (CVS) de la résidence et la commission des Usagers (CDU) du PGR est une collaboration innovante visant à améliorer la participation des usagers et la bonne information sur leurs droits. Ce partenariat repose sur l'échange de membres entre les deux structures, renforçant la représentation des usagers, le partage des compétences et améliorant la communication entre l'EHPAD et l'hôpital.

Cette dynamique de collaboration innovante a permis au CVS et à la CDU d’identifier des axes de travail commun et notamment le sujet de la rédaction des directives anticipées. Les directives anticipées permettent aux patients/résidents de faire valoir leurs droits et leurs choix s’agissant de leur fin de vie.

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Depuis quelques années en a nos fonctionnements de ces de ces deux instances Conseil de la vie sociale et commission des usagers qui, on le voyait, traitaient de problématiques qui souvent étaient proches. Et lorsqu'on a engagé une réflexion tant en CVS qu'en CDU sur le projet les usagers, un des souhaits a été de partager et de pouvoir traiter des problématiques qui étaient communes à ces deux instances.

Et on a fait évoluer nos nos deux instances pour avoir une représentation conjointe d'un membre de CVS en CDU un et réciproquement un membre de la CDU en CVS. Les premières réunions ont permis de partager sur des problématiques encore une fois qui étaient communes et une thématique forte est revenue, celle du recueil des directives anticipées où on a pu entendre que tant ça pouvait être un sujet CVS avec une vraie difficulté pour pouvoir traiter de ce point avec les résidents, les habitants de l'EHPAD qu'avec les patients du du secteur sanitaire où on sait et on savait les les professionnels parfois en difficulté.

Pour aborder ce sujet avec les personnes, on a choisi d'essayer de faire un projet commun qui a consisté à démystifier ce qu'étaient les directives anticipées et à amener ce sujet des directives anticipées sur un angle peut être un peu plus ludique ou au moins récréatif, en faisant intervenir une troupe de théâtre. On a eu deux comédiennes assez incroyables, habituées à traiter de sujets sensibles de la vie quotidienne et qui ont su aller chercher auprès des résidents et auprès des patients les bons mots ou les bonnes attitudes pour pouvoir aborder ce sujet.

Ça s'est déroulé sur une semaine. On a pu accueillir ces deux comédiennes qui ont eu un temps partagé en partie sur le secteur médico social, en partie sur le secteur sanitaire où elles sont allés à la rencontre des patients, des familles, des représentants d'usagers, des équipes. Et elles ont réussi en fin de semaine à monter une petite pièce, un petit sketch, un à partir de ça et qui a été extrêmement émouvant et vraiment porteur de sens.

Je dirais que oui, c'est plus naturel, plus concret. Donc suivant les situations, on pouvait se poser certaines questions et donc la découvrir. Pour moi, cette pièce de théâtre était là et donc on avait eu ce petit groupe de réflexion. Au départ et bon moi sur le plateau, je trouve des imprimés sur directions anticipées pour la fin de vie.

Moi je connaissais pas du tout donc en fait j'ai pris les papiers et j'ai lu un petit peu ici. Et comme un enfant a souhaité que j'écrive mon testament, surtout pour comment procéder, cérémonie sur une musique, etc. Je me suis dit que j'allais d'abord répondre à ce qui se passerait avant, c'est à dire bon, quand on est à la fin de vie, les soins, si on souffre, les soins palliatifs, d'avoir une infirmière qui soit proche pour voir ce qui se passe, le médecin, etc.

Je peux vous assurer que si on va au fond ces questions, ça provoque des émotions pas nécessairement toujours agréables, mais qu'il faut assumer. C'est quand même quelque chose à laquelle je n'avais pas nécessairement pensé. Et donc je trouve ça enfin pour moi, je vous le dis, je suis contente de l'avoir fait ça et je crois que tous ceux qui ont eu, qui ont pu assister ont fait évoluer leur perception du sujet.

La manière d'aborder les directives anticipées auprès des personnes.

TyBulle, la maison des soignants : « prenons soins de ceux qui nous soignent »

La maison Tybulle vise à améliorer les conditions de travail des professionnel et participe à la lutte contre l’épuisement professionnel. Ce projet est né de la nécessité d’accompagner les professionnels exerçant en gériatrie dans la gestion de la pénibilité du travail.

L’opportunité s’est présentée pour l’établissement de récupérer une « petite maison » attenante à l’établissement. Un projet a été monté et présenté à la fondation des hôpitaux de France afin de transformer ces locaux et permettre l’installation et la mise à disposition exclusive des soignants :

Cette maison dispose :

  • D’un espace convivial équipé d’une kitchenette, d’un salon, d’un espace extérieur équipé de salon de jardin et d’une vue sur le parc
  • D’une salle avec fauteuil massant
  • D’une salle avec cocoon de sieste, casque de réalité virtuelle avec des programmes de relaxation
  • D’un salon privatisable

Grace à la fondation des hôpitaux de France Tybulle est désormais une petite maison de 150m² avec jardin, attenante à la Résidence, intégralement réaménagée au bénéfice de la relaxation et du bien-être des collaborateurs.

L’espace propose chaque mois un évènement en lien avec la QVTC.

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Alors, TyBulle est une maison dédiée au bien-être, à la détente des professionnels de l'établissement. C'est une maison de 150 m² euh qui a vocation à accueillir euh des professionnels sur des temps de repos

parce qu'on a eu à cœur de d'accompagner les professionnels qui étaient dans une difficulté à la à la suite de la crise Covid. en sortie de de crise Covid, il nous a semblé absolument primordial de pouvoir privilégier des temps de déconnexion, des temps où les soignants pouvaient souffler, où il pouvaient prendre soin d'eux. On est vraiment sur une optique de de prévention aussi de l'épuisement professionnel, de pouvoir leur apporter euh différents outils qui vont permettre justement de de se détendre, de se sentir bien dans ce qu'ils font.

Pour prendre en soin des personnes âgées, il faut avant tout prendre soin de soi déjà de pouvoir se détendre. Donc on a mis différents outils à disposition tels que un fauteuil massant, un cocon de sieste, un temps de repas, un temps une salle dédiée dédiée aux pauses-déjeuner tout simplement avec un jardin tenant qui permet aussi de de profiter de la nature, de la verdure, de l'écopaturage qui se trouve juste à côté et de pouvoir revenir plus serein au travail. Oui, parce que quand on est d'antibulles, on est dans une bulle et on ne doit penser à rien d'autre. Donc si l'activité est stressante, bien on a un endroit de repli où on peut venir et se retrouver entre paires. C'est aussi un endroit de cohésion extrêmement important. Donc ce projet, on a pu le monter grâce à la fondation des hôpitaux de France. On était consciente de de cet enjeu, de cette nécessité, mais on était pas en mesure de financer seul ce projet. Et puis bah cet appel à projet, "Prenons soin de ceux qui nous soignent". Ça a été l'occasion pour nous de travailler avec l'équipe en se disant on n' pas les moyens de de d'augmenter le nombre de postes. On n pas les moyens de vous soutenir par des moyens qui financièrement dépassent nos capacités. Par contre, on est nous totalement convaincu qu'il faut qu'on vous aide et on peut faire des choses. On peut faire des choses et parmi ces choses, bah voilà, on peut vous offrir un espace de décompression. La Fondation des hôpitaux de France nous a suivi dans ce projet, a accepté de financer les travaux. Euh on a mis quasiment 1 an au total à construire Tibul qui est un espace très agréable qu'on vous invite à à venir découvrir. Et euh aujourd'hui, on est dans une phase où on a après un an, on a on a besoin de de créer aussi des occasions de venir à Tib. Donc on a monté cette année un programme, un calendrier avec tous les mois un événement autour du bien-être au travail, des massages, de l'initiation au yoga, de la sophrologie bientôt bientôt mais aussi des temps de dégustation de crème pour le goûter de convivialité qui permettent aux équipes juste de se retrouver ici et puis de se rappeler que de temps en temps, il faut prendre soin de soi pour mieux prendre soin des autres.

Aujourd'hui, on a besoin de faire une évaluation qui soit plus objective. Je dirais que globalement au départ les professionnels n'y croyaient pas vraiment se disant "Oui, bon, est-ce que vraiment on va nous faire cette maison dédiée ?" Une fois qu'elle a été mise en place, je pense que chacun s'est dit que c'était vraiment un outil de grande qualité. tout le monde hein, y compris l'encadrement, la direction, les équipes de terrain. Mais c'est vrai que spontanément les équipes ne s'autorisent pas toujours à prendre des temps, des connexions. Donc c'est aussi pour ça que ce calendrier, il a été créé, c'est pour rappeler que bah il faut prendre soin de soi aussi puis pour faire prendre connaissance aux gens, les nouveaux arrivants notamment, que un lieu comme celui-ci peut exister dans une structure et que qu'ils ont vraiment un libre accès. Donc ça passe aussi par la création d'événements pour faire connaître et puis et c'est vrai que c'est souvent maintenant sujet de conversation entre eux. Donc ça commence à bien diffuser. Fin de semaine, je suis fatiguée, j'ai envie d'aller manger dehors dans le bruit des oiseaux. Et puis si je peux me faire un petit quart d'heure de sieste avec les lunettes de réalité virtuelle dans mon concours de sieste, bah peut-être que ça va me permettre de finir ma journée dans de bonnes conditions.