Podcast : Cœur de femme

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Un podcast sur la santé cardio-vasculaire des femmes

Le centre SMR La Tourmaline lance son tout premier podcast, « Cœur de femme », consacré à la santé cardiovasculaire des femmes. Enregistré au centre avec le Dr Mathilde Minier, médecin cardiologue, cette série de cinq épisodes donne la parole à Andelka, patiente témoin, qui nous ouvre les portes de son parcours.

Tout commence avant la maladie : un quotidien, un métier, des habitudes, et des facteurs de risque (tabac, hypertension, stress) qui fragilisent ses artères sans qu’elle le sache. En décembre 2015, à 49 ans, une douleur thoracique s’installe. Suivent le diagnostic de maladie coronaire, les bouleversements, puis la réadaptation : à quoi elle sert, et comment on apprend à vivre avec une maladie chronique.

Le podcast met aussi en lumière des facteurs de risque propres aux femmes, rarement recherchés : contraception, hypertension ou diabète pendant la grossesse, migraines. Andelka découvre qu’elle était concernée sans l’avoir réalisé. 

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Cœur de femme - ÉPISODE 1 - La vie d’avant

Dans ce premier épisode on remonte le temps parce qu’avant la maladie il y a une vie, un quotidien, un métier, des habitudes… et des signaux que parfois on ne voit pas. Andelka revient sur cette partie de sa vie où tabac, hypertension, et stress entre autre ont fragilisé ses artères sans qu’elle ne le sache… 

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Cœur de femme. Cœur de femme. Cœur de femme. Bienvenue dans ce podcast. Cœur de femme. Aujourd’hui, on vous emmène avec nous et on va parler santé cardio-vasculaire au féminin. Est-ce que vous saviez que chaque année, les maladies cardiovasculaires tuent plus de femmes que le cancer du sein ? Qu’une douleur thoracique peut être un signe d’infarctus, y compris chez la femme, que vous étiez à risque si vous aviez eu du diabète pendant la grossesse. Ces maladies sont sous dépistées, sous diagnostiquées et sous traitées chez les femmes.

Je me présente, je suis le Dr Mathilde Minier, cardiologue en réadaptation cardiaque à Nantes et j’ai invité une de mes patientes, Andelka à témoigner de son parcours de femme et de patiente. Nous avons enregistré ces épisodes en public lors d’une journée de prévention cardiovasculaire dédiée à la femme, au mois de juin 2026, au sein de la structure de réadaptation de la Tourmaline à Nantes. Nous allons y aborder le parcours d’Andelka et surtout ce que les femmes devraient savoir pour protéger leur cœur.

Dans ce premier épisode, on remonte le temps parce qu’avant la maladie, il y a une vie, un quotidien, un métier, des habitudes et des signaux que parfois on ne voit pas. Andelka revient sur cette partie de sa vie où tabac, hypertension et stress, entre autres, ont fragilisé ses artères sans qu’elle ne le sache. Episode un : La vie d’avant, les facteurs de risque.

Bon alors du coup on va commencer. Merci à tous d’être là pour clôturer cette belle journée de prévention dédiée au cœur de la femme. Initialement voulait faire une conférence et puis finalement le format ça nous allait pas trop donc on s’est dit qu’on allait faire un podcast. Alors c’est une première pour nous. Donc on va vous demander un peu d’indulgence. Je me présente, je suis le docteur Mathilde Minier, Je suis cardiologue en réadaptation, à la Tourmaline depuis 2020, et je coordonne aussi les programmes d’éducation thérapeutique liés à la cardiologie. Est ce que vous voulez vous présenter ?

Alors moi je suis Andelka Batsere. Je suis une patiente témoin parce que j’ai fait deux séjours à la Tourmaline, une première fois il y a huit ans et une deuxième fois l’année dernière, et j’ai rencontré le docteur Minier au cours de cette réadaptation. Et je viens témoigner de ce qu’est la vie de patient.

Alors, juste pour revenir un peu sur pourquoi le cœur des femmes aujourd’hui ? C’est vrai que c’est une question qui m’a été posée principalement par des hommes quand on a organisé la journée. Alors en fait, le cœur des femmes, c’est vraiment aujourd’hui un enjeu de santé publique, vraiment, parce qu’on sait que une femme meurt de maladies cardiovasculaires toutes les sept minutes et que les maladies cardiovasculaires tuent six fois plus que le cancer du sein, ce qu’on ne sait pas trop. Les femmes, elles sont sous dépistées, sous diagnostiquées, sous traitées, sous envoyé en rééducation. Et donc voilà, il y a de quoi faire et on n’en parle pas beaucoup aujourd’hui.

Je voulais d’abord vous demander comment vous décririez votre vie avant ? Avant la maladie ?

Avant la maladie c’était une vie de femme active, de maman, de deux enfants. Enfin voilà, je je faisais des tas d’activités et puis tout simplement rien. Une vie normale quoi. Et il y a eu l’accident.

Et vous aviez quel âge ? Juste pour reposer un peu le contexte.

J’avais 50 ans quand ça été dépisté. Je pense que j’ai fait une alerte un petit peu avant.

Et est-ce que à ce moment là, pour vous, les maladies cardiovasculaires c’était un sujet ? Est ce que vous vous disiez je suis peut être à risque ou pas du tout ?

Alors pas du tout en fait. Bien évidemment avec la contraception etc. On m’a parlé des risques et surtout du cholestérol à surveiller. J’ai toujours eu du bon cholestérol donc je ne me suis pas inquiétée du sujet, Tout allait bien et en fait, et puis on oublie, enfin on met plein de choses de côté parce que, parce que c’est pas grave et puis on passe à autre chose.

Oui, c’est vrai. Et puis il y a aussi cette idée qui est là, qui est encore là, de se dire que les femmes sont protégées par leurs hormones. C’est quelque chose qui circule, qui circulait, qu’on a appris, nous, en tant que docteur à l’école, mais qui est partiellement vrai et trop peu vrai pour qu’on se sente vraiment protégée. Et puis il y a ce cliché, je trouve, qui circule toujours dans la tête à la fois des patients, donc des personnes et des médecins. L’infarctus, c’est quand même la maladie de l’homme cinquantenaire. Voilà, un peu en surpoids plus ou moins, qui fume, qui a mal, qui va avoir mal dans la poitrine, dans le bras gauche et puis voilà. Et les femmes là dedans, c’est pas l’image qu’on s’en fait. Et du coup, probablement que, à la fois du côté des patients et à la fois du côté des soignants, c’est une alerte qui se fait moins dans nos têtes.

D’accord, parce que quand j’ai eu ma première alerte, en fait, je sais pas. Allez, 49 ans on va dire, j’ai vaguement parlé de douleur, de choses que je trouvais étranges dans mon corps à mon médecin et à aucun moment, à aucun moment, il a pensé à ça. Il m’a envoyé faire des examens de la thyroïde et voilà.

Et ça, oui, c’est vrai que le tilt se fait probablement moins, au moins dans nos têtes. Pour revenir justement à ces histoires de facteurs de risque, vous fumiez je crois à l’époque, est-ce que vous faisiez le lien entre ça et les artères ?

Alors en effet, j’étais fumeuse. Alors je n’ai pas une vie de fumeuse, mais les quinze dernières années en effet, je fumais un paquet de cigarettes par jour. J’ai absolument pas fait le lien, mais j’ai vu passer des choses, j’ai vu des campagnes, il n’y en avait pas beaucoup. Et quand j’ai eu cette douleur étrange, j’ai vaguement pensé à ça, mais j’ai pas réagi tout de suite. Et j’ai plus tard, grosso modo six mois plus tard, quand j’ai voulu reprendre le sport et quand j’ai dit au médecin que j’avais besoin d’un certificat pour reprendre le sport. Et puis étrangement, je pense qu’il y a des petits signaux d’alerte qui sont là quelque part. Et j’ai simplement dit quand même, je suis un peu essoufflé, j’ai des douleurs dans la poitrine. Et là clairement, il m’a dit bah non, je vous fais pas le certificat, direction cardiologue et là c’est le couperet, c’est on vous dit, on vous hospitalise demain, et là...

La vie bascule, la vie bascule clairement à ce moment là. Depuis ça va, mais à ce moment là, oui, oui, on va y revenir. C’est vrai que le tabac, parfois on fait plus le lien avec les poumons, on se dit ah oui, ça abîme les poumons, ça les gens le savent, ils font bien le lien, mais on sait pas toujours que c’est vraiment nocif pour les artères en tant que tel. Et on sait aujourd’hui que les femmes, on sait qu’elles vivent un peu plus, entre guillemets, comme des hommes, c’est à dire qu’elles fument un peu plus qu’avant. Mais on sait aussi qu’une femme qui fume, vous la mettez à côté d’un homme qui fume. Elle a sept fois plus de risques de maladies cardio-vasculaires juste parce que c’est une femme. Alors on va parler d’injustice un peu aujourd’hui, mais c’est comme ça, il faut le savoir. Et c’est là où je disais tout à l’heure qu’on peut penser qu’on est protégé par nos hormones, mais ça, c’est un fait qui nous prouve le contraire. Et donc il faut faire très attention. On est on est vraiment plus exposés pour certaines choses, notamment le tabac.

Et est-ce qu’en dehors du tabac il y avait d’autres facteurs de risque chez vous que maintenant vous connaissez ? Peut être que vous n’aviez pas identifié à l’époque ?

En effet, j’ai été je j’ai pris de la contraception auparavant, mais à 50 ans, j’étais ménopausée depuis cinq ans. Donc il y avait ce facteur de risque. Mon cholestérol était toujours correct. En revanche, moi j’ai assez peu d’histoire familiale donc, mais j’avais un vague souvenir que ma mère se plaignait de. Enfin, elle voyait un cardiologue et se plaignait de douleur dans la poitrine, mais ça, à aucun moment c’était présent dans mon esprit. C’est revenu après. Donc non, je n’avais pas spécialement. Grosso modo, j’étais pas trop mal en forme.

Si vous vous sentiez en forme. En tout cas, on sait qu’effectivement, l’hypertension, ça fait partie des facteurs de risques. On sait que les femmes, surtout après 65 ans, sont plus hypertendus que les hommes, qu’elles sont souvent en plus un peu moins bien traitées que les hommes. On a moins tendance à leur donner des traitements. On n’est moins agressif dans les traitements. Et puis alors qu’il le faudrait, de la même façon, le cholestérol, on sait qu’il est un peu plus élevé, notamment après la ménopause, avant 25 ans et après 45 ans, 50 ans, on sait, elle est plus élevée chez les femmes que chez les hommes. Et de la même façon, on les traite un peu moins, elles refusent un peu plus les traitements. Et donc il y a aussi quelque chose à faire à ce niveau là.

Vous avez parlé d’hérédité, on peut aussi parler de sédentarité, je ne sais pas si à l’époque vous faisiez du sport ou pas ?

Alors non, je ne faisais pas de sport, mais en revanche je marchais beaucoup au quotidien. Enfin je faisais beaucoup de choses à pied. Et puis je jardinais, puis j’étais enfin j’étais pas en surpoids, enfin, non, j’avais aucun. Ça ne m’est jamais venu à l’esprit en fait.

Mais c’est vrai que le fait de marcher, jardiner, tous, c’est super parce que vraiment ça lutte contre la sédentarité, c’est vrai que c’était quelque chose de plus en plus présent. On est souvent assis quand on travaille derrière nos bureaux. C’est vrai que le fait de bouger c’est super. Et puis il y a effectivement les recommandations d’activités physiques. On sait qu’il faudrait qu’on en fasse, il faudrait qu’on en fasse plus. La bonne nouvelle du jour, c’est quand même qu’en tant que femme, on a un bénéfice supérieur aux hommes pour la même quantité d’activité physique. Ça, c’est quand même la bonne nouvelle du jour. C’est à dire que quand on fait, on a plus de bénéfices cardiovasculaires qu’un homme. Par contre faut faire ça, c’est. Et ça c’est vrai aussi pour la nourriture, les femmes, quand elle mange mieux, en tout cas plus méditerranéen, plus adapté à la protection des artères, elles sont plus protégées que les hommes. Ça veut pas dire qu’il faut pas le faire, messieurs mais en tout cas c’est pour nous réconforter un petit peu aujourd’hui.

C’est vrai qu’on a balayé un peu tous les facteurs risques. On peut citer aussi éventuellement le diabète, de la même façon qu’on parlait tout à l’heure du tabac. Le diabète chez les femmes, on sait qu’une femme diabétique à côté d’un homme diabétique, elle est beaucoup plus à risque cardiovasculaire que l’homme pour la même maladie. On a cité l’hérédité, on n’a pas cité le stress, la charge mentale, tout ça, ça faisait quand même partie peut être.

Oui en effet, le stress oui parce que on a été chef d’entreprise, enfin moi j’ai été chef d’entreprise. L’Entreprise s’est cassée la figure, dix salariés qu’on perd. Oui, ça a été pendant quelques années un gros facteur de stress. Et puis la vie des enfants, enfin. Et rien de facile, je pense que tout le monde connaît ça plus ou moins. On n’a pas tous les mêmes degrés de stress. Mais en effet, à cette époque là, ça a été. Je ne prenais pas du tout de temps pour pour lâcher prise et on était dedans à fond. Donc enfin moi je dis, je mets mon mari dans le lot.

Vous minimisez un peu parce que vous dites les enfants, normal quoi. En fait on est quand même vachement soumise à cette charge mentale, il faut pas non plus la banaliser, c’est à dire que toute cette charge qu’on peut avoir, elle est là et en fait elle fait partie des facteurs de risque, mine de rien, parce que c’est un stress un peu chronique, c’est quelque chose qui fait partie de notre vie mais qu’on a toujours en tâche de fond, un peu et et ça fait partie, et ça peut être en professionnel qui joue souvent un rôle assez important, et ça peut être familial et ça peut être un peu le tout, qui nous expose effectivement à un stress un peu chronique et qu’on sous estime, je pense quand même un peu.

Je suis d’accord. Cœur de femme Cœur de femme. Dans le prochain épisode Andelka nous parlera du coup de tonnerre du diagnostic, des symptômes qui lui ont fait donner l’alerte et de la prise en charge à l’hôpital.

Cœur de femme - ÉPISODE 2 - Le jour où tout bascule

En décembre 2015, Andelka a 49 ans. La douleur thoracique s’installe mais elle ne sait pas encore que ce sont ses artères qui parlent. Parce qu'on n'a pas appris aux femmes à s’écouter ni qu’une douleur dans la poitrine, comme pour un homme, surtout si on a des facteurs de risque, peut être le signe d’un infarctus.

Dans ce 2e épisode on revient sur le diagnostic de la maladie coronaire et les bouleversement que cela va entrainer. 

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Cœur de femme Cœur de femme
Bienvenue dans notre podcast Cœur de femme
consacré à la santé cardiovasculaire
au féminin.
Je m'appelle Mathilde Minier,
je suis cardiologue et je suis accompagnée
d'une de mes patientes, Andelka Batsere. 
Épisode deux :
Le jour où tout bascule.
Et puis un jour, tout bascule.
En décembre 2015, Andelka a 49 ans.
La douleur thoracique s'installe,
mais elle ne sait pas encore
que ce sont ses artères qui parlent.
Parce qu'on n'a
pas appris aux femmes à s'écouter,
ni qu'une douleur dans la poitrine
comme pour un homme,
surtout si on a des facteurs de risque,
peut être le signe d'un infarctus.
Dans ce deuxième épisode,
on revient sur le diagnostic
de la maladie coronaire
et les bouleversements que ça va entraîner
si on vient à ce qui s'est passé en 2015.
Vous disiez tout à l'heure,
Je voulais revenir sur les symptômes.
Vous parliez de douleurs un peu bizarres,
de choses, des symptômes,
qu'est ce que vous avez ressenti ?
Alors en fait, la première,
enfin le premier événement
qui m'a choquée, c'est anodin.
Je vais raconter comment ça s'est passé.
Je passais l'aspirateur, j'étais
accroupie et impossible de me relever.
J'ai une douleur extrêmement violente
dans la poitrine.
Du coup j'ai attendu
un petit peu et puis ça s'est dissipé.
Et à ce moment là, j'ai pas trop compris
ce qui m'arrivait.
Après j'ai évoqué la chose autour de moi,
on m'a dit
c'est peut être un reflux
gastro-œsophagien etc.
Souvent c'est assimilé et je suis restée
à ça, et la vie a continué après.
En effet, j'avais des nausées
que je ne comprenais pas souvent le matin,
mais je pouvais pas être enceinte,
ça c'était réglé
et ça voilà, je n'arrivais pas
à comprendre ce qui se passait.
C'est vrai que j'en ai parlé 
à mon médecin, c'est là qu'il m'a dit
c'est peut être la thyroïde,
un petit truc comme ça.
Après je reconnais, je lui en ai voulu,
mais comme on disait tout à l'heure,
c'est difficile.
C'est des choses qui sont difficiles
à la fois
pour les soignants et les patientes,
vraiment d'arriver à ce que le lien dans notre tête se fasse.
Maladie coronaire / femme.
Et d'autant que ce qui est
vraiment intéressant, c'est
que vous dites bien que votre symptôme
premier c'était la douleur.
Et un truc qui circule encore beaucoup,
c'est les femmes,
quand elles ont une maladie coronaire,
elles ont des symptômes
complètement différents des hommes.
Ce qui circule, et ce que moi j'ai appris à l'école, 
c'est qu’une femme
qui a infarctus, elle a des nausées, elle n'a
pas de douleurs, mais elle est pas bien.
Mais on ne sait pas, c'est pour ça qu'on ne
trouve pas ce qu'elle a, parce que voilà.
Alors en fait,
il y a eu des études récentes,
des grosses études
françaises et américaines
qu'ont prouvé que l'infarctus de la femme,
c'est comme l'infarctus de l'homme.
Les femmes, elles ont mal dans la poitrine
et si on leur pose la question,
en fait, elles vont répondre
qu'elles ont mal dans la poitrine.
Et ce qui est différent, c'est que
décrivent mieux les symptômes associés.
Elles vont être beaucoup plus précises
en disant
j'ai mal dans la poitrine
et j'ai des nausées.
Comme vous disiez, j'ai des nausées
et j'avais des sueurs
et ça va être beaucoup plus précis
que les hommes.
Et du coup, c'est un peu pour ça
qu'on mélange un peu tout, Mais en fait
elles ont les mêmes symptômes, juste
elles le décrivent un peu différemment.
Mais on a aussi de la même façon
des hommes qui vont avoir un infarctus,
qui va être manifesté par des douleurs épigastriques
de la même façon que les femmes.
Les symptômes ne sont pas différents.
Donc ça, c'est encore des idées préconçues, mais c'est pour ça
qu'on est là.
Le but, c'est vraiment ça,
c'est d'essayer de changer les messages
parce que maintenant
on commence à s'intéresser aux femmes,
on commence à les étudier
et on se rend compte que
finalement il y a des choses où
on disait un peu des bêtises
jusque là, il faut qu'on change un peu. 
Du coup,
je reviens un peu sur l'alerte aussi.
C'est vrai que vous disiez
que vous aviez mis un peu de temps,
vous aviez alerté,
mais vous avez mis un petit peu de temps.
L'idée c'est vraiment de dire qu’il faut alerter en fait,
même si on a l'impression de déranger,
en fait, c'est souvent ça un peu le truc,
on se dit effectivement,
ça doit être autre chose.
Ça doit pas être grave,
puis j'ai des enfants à aller chercher.
Enfin bon bref,
on passe à autre chose quoi. 
Non l'idée c'est qu'on ne vous en voudra jamais
d'appeler le 15 pour ça,
je pense qu'on
vous l'a bien bien répété chez nous,
mais on vous en voudra jamais d'appeler
le 15
pour une douleur dans la poitrine.
Il faut le faire
parce que mieux vaut en appel pour rien
qu'un appel de ne pas passé, 
parce qu'après on peut avoir des séquelles
et on peut en pâtir.
Après, c'est vrai
qu'une douleur thoracique, c'est un appel.
Si on sent qu'il
y a quelque chose qui n’est vraiment pas normal
et que c'est quelque chose
qu'on ne connaît pas,
d'autant plus c'est
quelque chose qui revient à l'effort.
Il y avait l'essoufflement aussi.
L'essoufflement,
c'est un autre symptôme qu'on connaît bien
de la maladie coronaire.
C'est vrai
qu'on parle souvent de douleur à l'effort
encore, et je dis douleur,
mais il faut qu'on se reprenne
parce que nous, c'est le terme
un peu médical qu'on emploie tous,
mais les gens souvent nous disent
J'ai pas de douleur
mais par contre ça me gêne,
Je suis oppressée ou je suis comprimée,
ou ça me brûle.
Et en fait on sait, on dit
tous la même chose, mais juste nous,
on utilise douleur
un peu en terme générique et souvent
les gens nous disent c’est pas
adapté votre discours,
mais c'est comme ça qu'on a appris,
donc c'est comme ça qu'on s'exprime.
C'est vrai.
Et comment on vous a expliqué la maladie
quand vous étiez là, qu'est-ce
qu'on vous a dit sur les artères ?
Alors, quand j'étais ici,
Alors
j'ai fait beaucoup de recherches, 
je me suis auto documenté,
j'ai été sur le site de
la Fédération de cardiologie,
j'ai appris beaucoup de choses.
Alors après, on est dans une nébuleuse,
quand on vous apprend ça,
on n'est pas prêt,
on n'est pas prêt à tout entendre,
déjà parce que ça tombe comme un couperet
et que, et que non,
pour ma petite histoire, c'était arrivé
trois semaines avant Noël. Donc
tout ce que je voyais
c'est que je n'allais pas faire Noël quoi.
Donc non, c'était hors de question.
Alors les maladies cardiovasculaires,
oui, très honnêtement,
j'ai appris des choses ici
parce que j'ai fait tous les ateliers
et ça m'a beaucoup servi.
Mais si on ne se prend pas en charge,
nous sommes notre propre médecin,
entre guillemets.
Mais enfin, il faut savoir s'écouter et,
et oui, ça a été beaucoup de l'auto
documentation et
de recherches personnelles
parce que j'avais besoin de réponses,
que je n'avais pas forcément, parce que
je ne veux pas déranger là aussi.
Et puis internet est mon ami, désolé,
mais après c'est une bonne chose je pense.
Il faut faire des recherches,
il faut aller chercher.
Enfin, je pense qu'aujourd'hui
les gens nous le disent,
nous les patients, en tout cas
ils ne nous le disent pas trop,
mais je pense qu'ils vont chercher,
ils n’osent pas souvent nous le dire, je pense
mais ils vont chercher d'autant
plus maintenant avec l'intelligence
artificielle. Je pense 
que les gens vont chercher l'info
et c'est très bien.
Je pense qu'il faut y aller.
Ce qu'il faut surtout, c'est en parler
après, c'est dire j'ai trouvé telle info.
Qu'est ce que vous en pensez docteur ?
Et qu'est ce qu'on en fait ?
Parce qu'il y a plein de sources,
parce que en fait, on sait pas forcément
où aller chercher. Est ce qu'elles sont
fiables ?
Est ce qu'elles sont pas fiables ?
Voilà, je pense que c'est important
surtout de communiquer.
Et puis je pense aussi, enfin
vous allez nous raconter un peu plus
votre parcours,
que les hospitalisations aujourd'hui,
elles sont plus courtes qu'avant.
Quand on a des stents, quand on 
est hospitalisé pour la maladie coronaire,
ça va beaucoup plus vite
parce qu'on a fait des progrès,
parce que voilà, on prend mieux en charge
les gens.
Quand j'étais interne,
un infarctus, c'était 7 à 10 jours
minimum à l'hôpital.
Maintenant c'est trois, trois ou quatre
quand ça se passe bien, bien sûr,
mais en trois jours, on n'a pas le temps
de comprendre ce qui se passe, on n'a
pas le temps de comprendre la maladie,
on a le temps de se dire ouh là là !
Parfois on a eu très peur, souvent
on a eu très peur, mais on n'a
pas eu le temps de savoir comment marche
l'artère, qu'est ce qui s'est passé.
Enfin ce n'est
pas possible en fait c'est trop court.
Je me souviens de,
déjà parce que ça s'est fait du jour au lendemain,
je travaillais quand je suis allée
voir mon cardiologue pour l'écho d'effort,
je lui ai dit ben je reprends la voiture
et je retourne travailler
et il m'a dit bah non.
Il dit si vous faites ça,
je vous hospitalise de suite.
Et là c'est là, enfin on se dit mais
non, non, il y a un truc qui ne va pas.
J'ai appelé mon mari en pleurs pour dire 
il faut que tu viennes me chercher et
en fait, tout a été tellement vite
que en fait, on m'a rien expliqué.
Très honnêtement, je suis passée,
voilà l'interventionnisme, Il est allé
regarder ce qui se passait à l'intérieur
et puis on m'a dit on vous pose 2 stent.
Mais avant moi, il fallait que
je sois désensibilisé à la l'aspirine.
Enfin voilà,
l'aspirine, je suis allergique à aspirine
donc ça pose des problèmes et
et non, enfin sincèrement, j'ai
pas l'impression
d'avoir eu aucune information
à ce moment là.
J'étais livrée à moi même avec mes stents
quand je suis rentré chez moi,
et ça a été assez violent à ce moment là.
Et d'autant que rentrer chez moi
le lendemain,
j'étais aux urgences proche de chez moi.
Parce que voilà, parce que
mon taux de troponine était monté
et que ça n'allait pas, et que j'avais
pas le choix que de faire le 15
Mais là, ça c'est mon fils qui l'a fait.
Mais non, sincèrement, je.
Là à ce moment là
j'avais rien, j'étais démunie
mais c'est ce qu'on disait je pense,
ça va de plus en plus vite et puis
il y a probablement
un manque d'information qui est donné,
mais c'est surtout
pas le moment en fait.
Enfin, je veux dire,
parfois les gens me disent
On ne me l'a pas dit,
il y a des choses qu'on vous a dit, mais
vous n'étiez pas en mesure de l'entendre.
En fait,
vous étiez en plein choc psychologique
de ce qui était en train de se passer.
Vous aviez eu très peur.
La maladie vous tombe dessus du jour
au lendemain et on n'est pas en mesure,
je pense à ce moment là,
d'entendre toutes les explications.
C'est peut être pour ça qu'il n’y en a pas.
On se lance rarement dans
des grandes explications à ce moment là,
parce qu'on sait que le cerveau,
il n'est pas en mesure de les enregistrer.
En fait, c'est pour ça
qu'on propose aussi la réadaptation après.
Mais en effet, je me rappelle très bien,
enfin,
l'interventionnisme
qui était au bout de mon lit,
et la seule chose qui m'est restée, c'est
vous êtes là à cause de la cigarette
et alors très certainement sans épartie, on est d'accord.
D'ailleurs,
c'est ce qui m'a permis d'arrêter
parce que j'ai vu une immense cigarette
devant moi à la place du monsieur
et je lui disais
c'est de ta faute si je suis là.
Du coup, ça a été arrêté net.
J'ai fait l'éducation thérapeutique
du patient à l'hôpital au confluent
à l'époque, ça a duré quelques jours,
je l'avais fait,
mais en effet c'était après,
en décalage avec les événements.
Il y avait eu,
je ne sais pas, un mois de décalage, et 
on est plus serein,
enfin on est plus prêt à entendre.
Oui, déjà
il y a eu un recul qui s'est pris,
sinon c'est très difficile.
Et après les stents,
qu'est ce qui s'est passé pour vous ?
Du coup, après les deux premiers,
je pense que le chemin a été
un peu plus long.
Je n'ai pas fait 
la réadaptation de suite.
Je suis rentrée chez moi.
La vie a repris son cours, le travail.
J'ai eu un petit mois
d'arrêt supplémentaire.
Je fais beaucoup de route
pour aller travailler
et rien.
La vie a repris mais les douleurs,
elles, sont restées sournoises.
Pour le coup j'étais plus attentive,
et là j'avais, je m'étais documentée
et j'ai été plus vigilante.
Il n’y avait plus de cigarettes,
c'était déjà ça.
Mais le retour aussi
à la vie, j'allais dire normale.
Je pense que
l'entourage
ne se rend pas compte en fait,
parce que ça ne se voit pas et que c'est
la femme qui porte la famille.
Et que oui, on est,
enfin je peux pas dire autrement, c'est
comme ça, on fait travailler la maison
et on s'occupe de tout et la vie continue.
Et six mois plus tard,
il a fallu y retourner
parce que les douleurs était revenue.
Mais je les ai reconnues.
Oui, donc nouveaux stents
deux fois 
parce que la maladie a continué à évoluer.
Et puis, et puis à nouveau
six mois plus tard, encore un.
Et là, victoire !
Entre temps, j'ai.
Oui, au dernier, je suis venue
faire mon petit stage ici deux mois.
Et ça a fonctionné
puisque ici j'ai été extrêmement bien
prise en charge parce que ça, quand même,
faut le reconnaître.
Et puis j'ai fait ce qu'il fallait, 
je suis rentrée chez moi
avec de l'activité physique,
plein de bonnes intentions et voilà.
Et ça fait huit ans, j'en ai pas d'autres,
donc ça va.
Mais je suis quand même venue
une autre fois
l'an dernier
parce que mon médecin m'a dit ma
ça serait bien d'y retourner,
je sais pas, voilà, 
parce que j'ai pris du poids, 
parce que je fais pas d'activité, j'étais pas
très assidue en activité physique.
Parce que c'est vite l'engrenage en fait.
On se laisse emporter par d'autres choses
parce que d'autres choses
passent avant nous.
Et ça, ça reste.
Cœur de femme Cœur de femme.
Dans le prochain épisode,
on évoque le parcours de soins,
c'est à dire que devient la vie
avec une maladie chronique ?
Qu'est ce qui change ?
Andelka nous raconte tout
ce qu'elle a mis en place
pour prendre soin d'elle et de sa santé.
On parlera aussi
de réadaptation cardiaque.
En quoi ça consiste
et quel en est l'intérêt ?
 

Cœur de femme - ÉPISODE 3 - Le parcours de soin et la réadaptation

Comment vit-on avec une maladie cardio vasculaire ? Comment accepte-t-on une maladie chronique ? Que devient la vie après ? A quoi sert la réadaptation et surtout qu’est-ce que c’est ? Dans ce 3e épisode, nous avons pris le temps d’échanger sur la vie d’Andelka après ce diagnostic, ce qui a changé pour elle et quel a été la suite de son parcours. 

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Cœur de femme.
Bienvenue dans notre podcast Cœur de femme
consacré à la santé cardiovasculaire
au féminin.
Je m'appelle Mathilde Minier,
je suis cardiologue et je suis accompagnée
d'une de mes patientes, Andelka Batsere.
Épisode trois : Le parcours de soins
et la réadaptation.
Comment vit-on
avec une maladie cardiovasculaire ?
Comment accepter une maladie chronique ?
Que devient la vie après ?
Qu'est ce qu'on peut mettre en place
au quotidien ?
Et surtout
comment reprendre le contrôle de sa vie ?
Et puis à quoi sert la réadaptation ?
Qu'est-ce que c'est ?
Dans ce troisième épisode,
nous avons pris le temps
d'échanger sur la vie d'Andelka.
Après ce diagnostic,
ce qui a changé pour elle,
ce qu'elle a mis en place
dans son quotidien,
ce que lui a apporté la réadaptation
et quelle a été la suite de son parcours.
Est-ce que vous pouvez
un peu décrire 
comment s'est passé votre séjour ?
En quoi ça consiste ?
Ici ? Moi à l'époque
c'était l'hospitalisation du jour,
mais à la journée,
enfin la première fois,
c'était la réadaptation à l'effort.
On réapprend à notre cœur
à fonctionner différemment,
à fournir un petit effort.
C'était vélo
le matin, j'ai pas kiffé du tout !
Et après, il y avait des exercices de gymnastique
divers et variés, la marche l'après-midi.
Ça c'était chouette parce que je me suis
rendue compte que j'avais progressé.
Découverte de la marche nordique.
Et puis 
les ateliers.
sur la diététique,
sur le stress,
sur l'activité
physique, sur les médicaments.
Parce que là aussi 
on en avale pas mal quand même.
Une prise en charge entière
et globale. Complètement pris en charge
en fait. On est porté et ça fonctionne
tant qu'on est là...
C'est l'après qui est plus compliqué.
Oui, c'est vrai que c'est vraiment global.
L'idée c'est qu'on remette l'activité
physique en place, ou on la remette en place
d'ailleurs,
parce que parfois elle ne l'est pas,
mais qu'on mette le pied à l'étrier dans
des bonnes conditions, sous surveillance
et qu'on regarde un peu ce qui se passe 
pour donner le goût éventuellement,
et enfin pas éventuellement, d'ailleurs
pour donner le goût
et puis qu'on trouve quelque chose
qui nous plaisent pour la suite.
Et l'idée, c'est vraiment qu'on
prenne en charge
les choses globalement, c'est à dire qu'il
y a ce côté activité physique,
il y a ce côté éducation thérapeutique,
donc vraiment les ateliers en groupe
pour essayer d'expliquer un peu tout ça
et comment vous allez faire, vous,
pour vous en débrouiller au quotidien,
parce que c'est vous qui allez effectivement repartir
avec tout ça, votre bagage
et puis devoir le gérer.
Et il y a aussi tout le côté
effectivement
la prise en charge avec la diététicienne,
la psychologue, 
il y a le cardiologue, bien sûr.
L'idée, c'est vraiment
qu'on essaie de faire le tour
pour essayer de pallier à ce
qu'on disait tout à l'heure, ce qui n'a
pas forcément été fait au départ
parce que ce n'est 
ni le moment ni les lieux,
mais pour qu'ensuite
vous ayez toutes les clés
pour que ça se passe bien.
On sait que venir en réadaptation,
en disait tout à l'heure,
les femmes viennent moins
pour plein de raisons,
parce qu'elles sont moins adressées,
parce qu'elles ne veulent pas trop venir,
parce qu'elles ont la maison à gérer,
comme vous le disiez.
Concrètement,
les études qui l’ont prouvé, c'est ça :
Elle avait autre chose à faire
que de s'occuper d'elle.
Donc, en fait,
il fallait qu'elle rentre à la maison,
puisque tout le monde comptait sur elle.
Donc elle ne pouvait pas venir, il y a plein
de biais comme ça, de censure,
un peu des deux côtés d'ailleurs,
qui font qu'on voit moins les femmes.
Souvent les gens, 
les hommes qui sont à l'éducation
thérapeutique me disent 
pourquoi on est contre nous ?
Parce qu'en fait elles ne sont pas là.
C'est pas qu'elles.
Enfin, on l'a vu avec les chiffres
que j'ai donnés tout à l'heure.
Le but, c'est de ne pas donner trop
de chiffres parce que c'est vite barbant.
Mais elles sont là, en fait,
elles sont malades.
Enfin, vous êtes là,
je veux dire, c'est pas parce qu'on
ne les voit pas autour de la table
que ça n'existe pas, malheureusement.
C'est juste qu'elle ne viennent pas
jusqu'à la réadaptation.
Mais on sait que, en tout cas, de venir,
ça réduit la mortalité, la récidive.
Donc, vraiment, c'est
quelque chose qui est important
et ça fait partie des choses qu'il
va falloir qu'on réussisse un peu mieux,
justement, à ce sujet.
C'était pas une proposition
qu'on m'avait faite, pas du tout.
C'est.
Il a fallu en fait,
Du coup,
au cinquième stent, c'est
mon cardiologue qui m'a dit,
ça serait pas mal que vous le fassiez,
mais quand même
de dire attention,
les délais sont extrêmement long.
Donc finalement, on vous met des freins
avant même qu'on ait essayé.
Et pour le coup
j'ai dit bah tant pis, je m'inscris.
Alors moi en effet,
j'avais plus d'enfants à charge
donc c'était plus facile de me libérer.
Mais il y avait quand même le travail.
La réaction de c'est de dire ben
attention,
les délais sont longs, oui, pas de souci,
mais j'y vais parce que c'est pour moi,
c'est vrai.
C'est difficile parce qu'on sait
que, effectivement, il faut adresser.
Mais la réalité des choses fait
qu'on est de moins en moins nombreuses.
Je parle pour les cardiologues
ou en tout cas en réadaptation,
enfin partout,
mais d'autant en réadaptation.
Et donc on sait qu'on a des délais
qui nous même nous font un peu pâlir,
mais qu'il faut,
je pense que c'est bien de le signaler
quand même,
parce que parfois les gens se disent
quand est-ce qu'ils m'appellent,
en fait ils ne m'appellent pas,
pourquoi ils m'appellent pas ? Qu'est-ce qui se passe ? Ils m'ont oublié ? 
Non, on ne vous a pas oublié.
Ça peut arriver bien sûr,
mais généralement on essaie de ne pas oublier.
En tout cas,
le circuit est assez bien fait. 
Mais il n'empêche que voilà, on est trop
peu nombreux et nombreuses.
Nombreuses parce qu'on est que des filles
nous maintenant.
Mais c'est vrai que je pense qu'il
faut quand même prévenir
parce qu'on sait que
il y a un risque de déception.
Puis vous le disiez,
il faut aussi s'organiser.
Il y a le travail,
on est en arrêt de travail potentiellement
quand on est réadaptation, mais enfin
faut quand même prévenir son employeur,
il faut aussi prévenir la famille
et tout ça, ça s'organise.
Et quand on ne sait pas quand est-ce
qu'on va vous appeler,
si c'est dans un mois ou dans six mois,
c'est difficile.
Mais pour l'instant c'est vrai
qu'on fait au mieux.
Mais, c'est un peu, les contraintes font que...
Je pense
qu'en même bien de prévenir.
Pour revenir à la maladie,
à quel moment vous avez compris
que c'était une maladie chronique ?
Ici parce que
même si ça s'est produit
à plusieurs reprises
la pause des stents,
ici, lors des ateliers,
j'ai vraiment compris que c'était,
au premier passage ici,
au deuxième, j'ai appris d'autres choses,
mais oui, ce serait de toute façon à vie
et que il fallait que je vive avec ça,
mais que je vis bien avec ça.
Aujourd'hui, j'ai fait plein de choses,
peut être que je n'aurais pas fait avant
et j'en suis
fière de ça et.
Et on est malade mais on est vivant.
Et ça je tiens à le souligner puisque on a
plein de choses à faire - et bien vivant -
et bien vivre, c'est ça le but.
C'est vrai que souvent quand on fait
le premier atelier du cycle,
c'est sur la maladie et on aime bien.
Enfin voilà, une des notions clés,
c'est le fait
que ce soit une maladie chronique, ce qui
surprend souvent quasiment la totalité
des patients parce qu'on leur
a pas dit et que c'est des mots forts,
et c'est des mots qu'on n'a pas entendu.
Et souvent, au contraire,
on est plutôt dans les patients
sont plutôt dans la dynamique de se dire
ok, l'artère était bouchée,
on l'a débouchée, on a mis un stent,
souvent le cardiologue qui a fait ça
en plus, il vous dit c'est super,
on a réussi à déboucher l'artère,
un peu comme si les choses étaient
résolues et on passe à autre chose
et c'est bon, le stent, ça c'est fait,
et puis voilà, c’est derrière nous quoi.
Et c'est vrai que nous,
quand on arrive en disant
premier atelier, bon bah en fait,
vous êtes malade pour toujours.
Souvent, on voit les gens se décomposer
un peu, et puis dorment souvent
pas très bien la nuit suivant l'atelier.
On le sait.
Et le but ce n'est vraiment pas 
de plomber le moral de tout le monde.
Mais l'idée c'est d'avoir conscience
que cette maladie, elle est là.
C'est à dire que les artères, ok,
on les a débouchées pour ce qui était
vraiment trop encrassé,
maintenant on ne les a pas remise à neuf,
On n'a pas tout refait le réseau
tout nickel. Donc
il y a ça, et le fait qu'on n’ait pu aussi
laisser éventuellement des lésions
qui étaient ce qu'on
appelle intermédiaire,
c'est à dire des artères 
qui nécessitaient pas
qu'on mette du matériel dedans,
mais pour autant qui nécessitent
qu'on s'en occupe d'une autre façon,
avec les médicaments,
avec l'activité physique.
Donc, il peut y avoir ça.
Et puis il y a le fait aussi
que les patients sont jeunes,
vous êtes jeune,
vous allez vieillir,
donc les artères vont potentiellement
s'encrasser parce qu'avec l'âge, voilà,
forcément, il y a un peu d'encrassement.
Et l'idée c'est de se dire OK, la maladie
elle est là, il faut tout faire
pour qu'elle s'arrête là.
Et effectivement,
comme vous le disiez très bien,
c'est vous qui avez les clés en main.
Toutes les clés,
c'est vous qui les avez.
Et le message d'après,
c'est de dire effectivement,
la vie elle continue et elle continue
bien.
Et le but, ce n'est pas de vivre un peu au
rabais en disant voilà, je suis malade.
Moi je dis souvent la maladie chronique,
elle n'est pas écrit sur votre tête déjà.
Alors ça peut avoir ses inconvénients,
comme vous le disiez tout à l'heure.
C'est dire que les gens ne savent pas,
donc parfois comprennent moins.
Mais d'un autre côté, vous pouvez vivre.
Ce n'est pas écrit.
Enfin, si vous avez envie d'en parler,
vous pouvez en fonction
de comment ça va être reçu,
mais vous êtes aussi vous
et il va y avoir des changements,
y avoir des ajustements,
mais la vie continue et le but c'est
qu'elle continue le mieux possible.
Donc ça, c'est important quand même.
Et dans votre parcours, je crois aussi
qu'il y a eu des.
AIT
Oui, il y en a eu
deux, peut être trois, deux sûr.
Alors ça en revanche, je n'étais absolument
pas préparée et je ne sais pas
en fait, je n'arrive pas à me rappeler
si on en avait parlé à l'époque,
mais du coup
ils sont arrivés avant que je vienne faire
mon dernier séjour ici l'an dernier.
Et oui, j'ai fait un AIT,
Je n'avais absolument pas conscience
que c'était en lien avec 
la maladie cardiovasculaire.
Après en effet
tout s'emboîte, c'est logique
mais je n'avais pas fait le lien et l’AIT
Oui c'est de l'accident ischémique transitoire,
ça peut être le premier stade
avant l'AVC entre guillemets.
Et j'en ai fait un oui je voyais,
j'ai pas compris ce qui m'arrivait,
je voyais la moitié, la moitié,
enfin j'avais une vision coupée en deux.
Il y avait un morceau qui manquait.
Et c'est violent ça aussi parce qu'on
ne sait pas ce qui nous arrive.
À l'époque, j'avais appelé mon médecin, 
mon cardiologue, il m'avait dit
appelez l'ophtalmo.
J'ai appelé l'ophtalmo qui m'a dit
bah non, c'est pas moi et 
j'ai appelé mon généraliste
qui m'a envoyé faire un scanner.
On a vu en effet qu'il y avait des lésions
qu'on surveille maintenant.
ça aussi c'est violent aussi,
c'est peut être presque plus violent
que le cœur parce qu'on sait que ça peut.
Enfin le cerveau c'est encore autre chose
et j'en ai fait un deuxième
ou en fait j'ai perdu
la marche, j’ai perdu
une mobilité du côté gauche.
Enfin, j'avais l'impression de marcher
dans du beurre à gauche et pareil,
ça s'est passé et en général ça dure
pas très longtemps, ça dure quelques...
Sur le moment on a l'impression
que ça dure longtemps, quelques minutes.
En fait, je pense que ça dure
pas aussi longtemps que ça,
mais c'est la sensation qu'on en a.
Et aujourd'hui,
oui, je fais clairement le lien.
Et là merci à la Tourmaline,
et à l'équipe et aux ateliers
parce que là, oui,
je suis consciente de ça
et je fais ce qu'il faut.
Je prends bien mes traitements,
mais je pense que de toutes façons, hélas,
la maladie évolue.
Bon, j'ai un cholestérol comme jamais
j'ai jamais eu.
Mon médecin, il dit extasié
zéro dix c’est extraordinaire
Effectivement c'est la même maladie.
C'est vrai que nous en atelier,
on projette un espèce de corps humain
avec plein d'artères partout
pour dire les artères sont partout.
Notre maladie, enfin la maladie dont
on parle aujourd'hui, c'est vrai que c'est
le cholestérol qui dépose dans les artères
et on en a partout.
Donc effectivement, que ce soit le cœur,
que ce soit le cerveau,
que ce soit aussi
les jambes, on peut avoir de l'artériopathie
des membres inférieurs,
ce qu'on appelle l'artérite,
qui peut donner des douleurs à la marche.
Et c'est vrai que tout ça c'est
la même maladie.
Donc aujourd'hui,
on se concentre sur le cœur
parce que c'est notre métier
et que voilà, 
c'est vrai que c’est
la même chose.
Et du coup, au terme de ce deuxième
cycle, c'était quoi la différence
pour vous par rapport au premier ?
Et puis qu'est ce que vous avez
mis en place de différent
peut être ?
C'était une vraie piqûre de rappel.
Parce qu'en fait j'avais mis de côté,
toujours,
parce que la vie, les aléas de la vie,
les choses, ont fait passer
d'autres choses avant nous.
Et je m'étais sédentarisé
clairement, je n'avais plus du tout
d'activité physique ou quasiment pas,
même si je marchais un peu,
mais pas ce qui est préconisé
en effet.
Et en fait, je suis revenu à ça, 
aller caser
un peu plus facilement
dans une routine quotidienne.
Je ne dis pas, je ne suis pas exemplaire,
il y a des ratés,
mais j'y
reviens, j'y reviens, c'est à dire,
voilà aujourd'hui,
c'est ce qui m'a permis de mettre en place
d'aller marcher le midi.
Quand je travaille, je mange en une demi
heure, je marche une demi heure.
S'il pleut, je reconnais, je n'y vais pas.
Je ne suis pas maso.
Après c'est particulièrement là dessus
où tout ça a beaucoup évolué.
Et puis d'ajouter du plaisir.
Je ne suis pas une sportive,
loin de là,
mais en fait ajouter autre chose.
Quand je marche chez moi,
dans ma campagne, j'écoute un livre
audio, voilà, je mets des rendez vous
qui me permettent
d’accompagner ce moment.
Et puis je suis dans la contemplation.
J'aime les paysages,
les atmosphères et moi,
c'est ce qui me permet d'allier
le plaisir à cette activité physique
qui est primordiale.
Parce que je reconnais,
j'ai fait un séjour au Canada
où on n'a fait que de la marche
parce qu'on a tout fait à pied
et quand je suis revenue,
mon cholestérol était descendu
de façon drastique.
Et en effet,
on peut très vite associer les choses
et quand on peut
faire des analyses immédiates,
c'est vrai que
ça, c'est un cercle vertueux pour le coup.
Dans l'autre sens, le but c'est ça,
c'est de mettre en place
les entre guillemets des bonnes habitudes
et surtout de faire,
et de ne pas se mettre dans des cases
en disant que je ne suis pas sortei.
Mais on s'en fiche, l'important
c'est de se dire “je fais”, 
je bouge et peu importe, j'ai
pas d'étiquette, juste j'essaye
de faire du mieux que je peux.
Effectivement,
il y a des recommandations officielles
d'activités physiques
150 minutes par semaine,
ça alors oui, c'est bien, 
En vrai, c'est hyper difficile de faire
150 minutes d'activité physique intense.
C'est vraiment compliqué
dans la vraie vie,
quand on travaille, il y en a qui réussissent, on peut y arriver.
Mais c'est difficile et l'important
c'est de se dire je fais
et je fais régulièrement en fait
surtout et je fais quelque chose
qui me fait plaisir, c'est le plaisir.
Je pense que la vie c'est hyper
important en fait,
parce que sinon ça dure pas dans le temps.
Si on fait un truc parce que c'est venu
là, on nous a dit que j'allais le faire,
j'ai acheté un vélo d'appartement,
c'est un vélo,
mais en fait le vélo c'est horrible,
je déteste ça.
Bon alors soit on arrive à se dire ok,
j'en fais un peu quand il pleut ou
je me mets une série,
ça passe plus vite, mais le reste du temps
je sors parce qu'en fait
j'aime pas trop ça.
Foncièrement, soit on n'aime pas ça,
et en fait on ne fait pas ça,
on trouve autre chose.
Il y a quand même
tellement de choses possibles.
Après je pense qu'il faut aussi juste
ne pas se mettre de barrières, ne pas se dire
moi ce n'est pas mon truc, ce n'est
pas fait pour moi. Faut tester et puis
voir je crois oui.
Et puis trouver 
quelque chose qui déclenche 
ce moment de plaisir.
Et moi j'avais découvert à l'époque
la marche nordique ici et j'ai adoré.
J'ai acheté des bâtons, j'en ai fait,
ils sont là, je pratique moins qu'avant,
mais à tout moment je sais que je peux
les prendre et que je peux partir
et que je ferai plusieurs séances
d'affilée, enfin où je serai.
Là c'est physique pour le
coup et je me fais plaisir à le faire
parce que je me régale.
J'ai fait de la salle,
c'est pas mon truc, j'ai fait de la salle
parce que c'est l'hiver
et qu'il pleut...
Enfin moi ça me fait pas rêver 
mais oui, la marche dans la nature,
enfin tout ça.
Et je crois qu'il faut aussi
s'accorder un peu d'indulgence
parce que si on se met la pression,
ça ne marche pas.
Je l'ai fait et ça marche pas.
Enfin, je ne suis pas un exemple,
je parle pas pour tout le monde, mais
je témoigne de ce que ce que
je vis. Et non, je ne
maintiens pas le rythme tout le temps.
Mais aujourd'hui je le reconnais
et je me dis c'est pas grave,
ça sera mieux demain.
Voilà, je m'accorde ça 
parce qu'on a les clés,
on sait ce qu'il faut faire,
on sait que si on reste trop longtemps
sans le faire, c'est plus difficile.
Mais on peut le faire, on peut.
Enfin, j'espère que je suis optimiste,
mais je.
Sincèrement, on n'est pas.
Si on ne fait pas trois jours, ce n'est
pas grave, le quatrième on peut le faire,
ça sera plus dur et le cinquième
ça sera mieux et ainsi de suite.
En fait, on y arrive.
Et oui, c'est ça, c'est se donner
des objectifs atteignables je crois.
Parce que moi, parfois,
c'est vrai que les patients me disent :
“ah tous les jours
je vais faire tous les jours
une demi heure, tous les jours une
heure...”, si vous ne faisiez pas avant...
Alors peut être c'est trop en fait, 
peut être que ça va marcher une semaine,
mais peut être que je préférerais
que vous fassiez deux ou trois quoi,
deux ou trois fois une demi heure
et puis ensuite on voit.
Et parce qu'il faut vraiment quelque chose
qui puisse durer dans le temps,
parce que le risque est que sinon,
effectivement, on s'arrête
et puis on ne reprend pas
parce qu'on est découragé.
Si j'avais dit tous les jours
et puis en fait
ça fait deux jours que j'ai pas fait
et puis en fait non, en fait
j'avais dit
deux ou trois fois dans la semaine,
ça laisse quand même sur sept jours
le temps et puis et voilà.
Effectivement,
se laisser se lâcher la grappe,
c'est faire,
mais faire un truc qui nous fait du bien
et puis voilà, pas
se mettre des objectifs,
c'est pas la résolution du 1ᵉʳ janvier
quoi.
C'est vraiment se dire qu'est
ce que je peux faire dans le temps
et qui dure et qui me fasse du bien.
Et puis parfois
ça va être des choses qui vont changer
dans le temps,
qui vont être un peu différente.
Comme je dis, ça va être des modalités,
ça va être écouter un podcast
ou ça va être aller marcher
avec une copine
ou ça va être tester des trucs.
Et je crois qu'il faut aussi essayer
de tester des trucs en fait,
des trucs où on se dit
ah non ça
vous parliez de la salle,
mais je pense qu'il
y a des gens qui disent
non mais je ne vais pas
rentrer dans une salle de sport,
on va me regarder.
Moi Non, en fait faut y aller quoi,
il faut tester et puis ça se trouve
ça va vous plaire à fond.
Et puis ben en fait voilà, ça va être ça.
Et on s'en fiche des autres,
ce qu'ils en disent.
Ça, je crois que c'est quand même
vraiment important de ne pas
se mettre de barrières ni de limites
sans s’en mettre trop, non ?
Puis admettre aussi que la salle, 
moi perso, j'aime pas,
je n'aime pas parce que, plein de trucs...
mais il faut admettre
que c'est bien pratique
les périodes où on a du mauvais temps,
les périodes hivernales.
Enfin perso je trouve que c'est pratique.
J'ai la chance, j'ai une petite salle
de sport associative dans ma commune.
Alors en effet, on paye un abonnement
à l'année si on y va que six mois.
Ben ouais mais bon
après tout, ben tant pis, c'est pas grave,
ça sera que six mois.
Ouais c'est ça,
faut accepter aussi de faire
des choses qui nous plaisent
un petit peu moins à certains moments,
mais en se disant bon
bah c'est pour faire quand même,
faut trouver un juste milieu.
Effectivement on adapte.
Et est ce qu'il y a d'autres choses
que vous avez mis en place ?
Je pense que vous avez parlé
tout à l'heure de vos médicaments.
C'est vrai que c'est un truc 
qui survient un peu, qui plombe un peu,
c’est à dire quand on n’en prenait pas, puis on se retrouve
du jour au lendemain, souvent avec
un petit nombre.
Ouais, alors moi, ça,
j'avais mis un point d'honneur
à ne jamais oublier mes médicaments.
Pour moi, c'était hyper important
parce que je savais que ça faisait
partie du processus de soin,
même
si je savais aussi que ça serait à vie.
Alors à vis au début c'est abstrait,
au bout de dix ans,
ça commence à plus être abstrait du tout.
Et je vais l'avouer, 
il m'est arrivé de dire
stop, j'en ai ras le bol,
j'ai envie de tout laisser tomber et.
Je pense que si je le fais
une journée, c'est
pas très grave 
pour certains, pour d'autres,
enfin, il y a certains médicaments,
il vaut mieux éviter.
Il m'arrive
j'ai jamais fait, ça m'est jamais arrivé.
Mais ça m'a traversé l'esprit parce que.
Parce que même si c'est une routine,
enfin moi j'ai instauré un truc et
des petits rituels.
Enfin je sais, je me lève, c'est
la première chose que je fais en me levant
pour ne pas les oublier, ceux du matin.
Il m'est arrivé une fois de les oublier
et quand est arrivé le soir, je me suis dis
zut ! pas bien ! et
de toute façon j'ai pas pris.
J'ai sauté une journée, j'ai sauté
une journée, je les ai pris le lendemain.
Je reconnais que les statines
du soir, je les oublie plus facilement,
je sais pas pourquoi.
Si le soir c'est
le matin,
on fonctionne pas tous de la même façon.
Je suis une matinale,
je suis dans la dynamique,
je démarre ma journée
et ça commence par ça.
Le soir c'est pause, et pause le médicament,
il saute !
Là aussi,
j'ai vu les effets immédiats de statines
ratés, même en complément
de mon traitement.
Ben oui, le cholestérol a augmenté.
Donc le professeur m'a dit
vous voyez les effets immédiats ?
Et oui,
C'est vrai
on le dit souvent en atelier,
On a souvent un profil de gens
qui ont très peur et donc ils me disent
“non mais moi je les oublierai pas,
je les oublierai pas, c'est sûr
JAMAIS” 
Oui, maintenant vous ne les oublierez
pas. Et c'est très bien.
Maintenant,
comme vous disiez, dans cinq ans,
peut être que vous allez en avoir
ras la casquette parce que
finalement je vais bien,
je vois pas l'intérêt.
Je vais bien quoi.
Donc c'est peut être derrière moi et
et vous allez peut être on dit aux gens
vous avez peut être un moment envie de
allez c'est bon j'arrête.
Alors c'est des gens
qu'on voit revenir globalement
parce que la maladie recommence
à le pardonne pas là dessus,
mais je pense que c'est là où c'est bien
d'avoir des petites piqûres de rappel
en se disant ouais en fait non, c'est
peut être pas une bonne idée finalement.
Et après je pense qu'il
y a plein de choses à faire aussi,
d'en parler vraiment à son médecin,
parce que notamment
les traitements du soir,
peut-être qu'ils en fait
ils peuvent être pris le matin
et peut être qu'en fait
il y a peut être des choses à faire
pour simplifier la vie.
Le but c'est que la vie
soit elle sera avec les médicaments,
mais qu'elle soit le moins compliqué
possible avec les médicaments,
ça c'est important et c'est important
d'en parler.
C'est vrai que nous on dit aux gens
si vous les oubliez,
si vous n'avez pas envie de les prendre,
en fait faut le dire
parce que peut être qu'on peut 
s'arranger entre guillemets,
il y en aura toujours un, je veux pas.
Mais effectivement, peut être que si
le soir vous oubliez tout le temps,
peut être qu'on peut tout mettre au matin
et peut être que ce sera
un nombre plus important.
Donc ça va être pénible,
mais vous oublierez moins
et peut être plus simple pour vous
et ça va enlever de la charge mentale.
Voilà, il y a plein d'astuces comme ça,
c'est vrai qu'on donne un peu aux gens
et puis on n'a pas parlé, mais aussi
l'alimentation qui est aussi importante.
Ouais
ok oups
oui, ben moi j'aime bien manger,
j'aime bien me faire plaisir
et pas forcément avec...
Mais ce que j'ai appris
ici, c'est que rien n'était interdit.
Et ça, j'ai fait ouf !
Donc ça c'était une bonne nouvelle.
Après il y a des...
Alors en tant que fumeuse,
j'ai arrêté de fumer.
Ancienne fumeuse, j'ai
remplacé ma cigarette par autre chose,
par le grignotage du soir quand je rentre
chez moi et je sais que c'est pas super.
Alors si en été c'est bien le grignotage,
avec les tomates cerises, tout va bien.
En hiver, le paquet de chips
c'est beaucoup moins sympa
Mais bon voilà.
Ben oui, j'ai pris du poids
et après les femmes, on n'a pas de bol
oups là aussi.
Il y a un minimum à faire attention.
Mais ça, hélas, j'ai du mal à me mettre
d'autres contraintes supplémentaires.
Et alors je je me considère
que si je mange suffisamment de légumes,
ça va et je ne me prive pas.
En réalité, je ne me prive pas et
je ne veux pas me mettre cette contrainte.
Mais il faut, c'est notre message,
c'est ce que j'ai dit, c'est que l'idée
c'est qu'il n'y a pas d'interdit. Rien.
Parce que l'interdit c'est le lit
des troubles du comportement alimentaire
et rien de bon.
Donc le but c'est effectivement,
c'est du bon sens,
c'est d'avoir les messages de qu'est-ce
qui peut être bon pour mes artères,
qu'est ce qui peut être moins,
et puis d'essayer de trouver l'équilibre.
Donc voilà, c'est
surtout ça. Manger
des noix, du poisson,
même si j'aime pas ça.
Donc je me force un peu.
On les a, on a nos clés,
on les a apprises, enfin ici, vraiment
on a tout ce qu'il faut, on a les clés
en main, les outils et puis si on dérape
une fois, c'est pas très grave
et on sait exactement où aller chercher.
On a notre caisse à outils,
on a tout et on y va.
Cœur de femme Cœur de femme
Dans le prochain épisode, on parlera
d'une notion essentielle et pourtant
encore trop méconnue les facteurs de risque
cardiovasculaire spécifique aux femmes.
Est ce que vous imaginiez
qu'un diabète pendant la grossesse
indiquerait que vous seriez plus à risque
ensuite ?
Est ce que vous saviez
que la ménopause était un moment charnière
avec un risque accru
pour le cœur des femmes ?
C'est de tout cela dont nous allons parler
dans le prochain épisode avec Andelka.
 

Cœur de femme - ÉPISODE 4 - Les facteurs de risque féminins

Il existe des facteurs de risque cardiovasculaire que la médecine ne cherche quasiment jamais et qui sont spécifiques aux femmes. Ils ne figurent pas dans les grands score de risque qu’on utilise et pourtant ils ont un impact majeur. La contraception, l’hypertension ou le diabète pendant les grossesses, les migraines... Autant de signaux fort qu’on méconnait et qui pourtant sont de vrais marqueurs de risque pour la suite. 

Dans ce 4e épisode on va découvrir avec Andelka qu’elle aussi était concernée, sans vraiment l’avoir réalisé. 

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Cœur de femme  Cœur de femme
Bienvenue dans notre podcast Cœur de femme
consacré à la santé cardiovasculaire
au féminin.
Je m'appelle Mathilde Minier,
je suis cardiologue et je suis accompagnée
d'une de mes patientes,  Andelka Batsere.
Épisode quatre : Les facteurs de risque féminins.
Il existe des facteurs de risque
cardiovasculaire
que la médecine ne cherche quasiment
jamais et qui sont spécifiques aux femmes.
Il ne figure pas
dans les grands scores de risque
qu'on utilise et pourtant,
ils ont un impact majeur.
La contraception, l'hypertension
ou le diabète
pendant les grossesses, les migraines,
la ménopause, autant de signaux forts
qu'on méconnaît et qui sont de
vrais marqueurs de risques pour la suite.
Dans ce quatrième épisode,
on va découvrir avec Andelka
qu'elle aussi était concernée
sans vraiment l'avoir réalisé.
Je voudrais qu'on revienne
un peu sur notre thème du jour 
qu’est le cœur de la femme.
C'est vrai qu'on a parlé du terrain
on parle de la maladie,
on a parlé des facteurs de risque
un peu standard que tout le monde
connaît, l'hypertension, diabète, tout ça.
Il y a d'autres facteurs
qui sont un peu moins connus,
qui sont en train de se faire connaître,
mais qui sont moins connus,
qui sont recherchés
parce qu'ils sont spécifiques.
C'est vrai que tout ce qui est
hypertension, tout ça, 
ça fait partie de ce corps de risques
qui ont été développés sur des coureurs,
ce qu'on appelle des coureurs,
sur des groupes d'hommes.
Donc les femmes n'étaient pas dedans.
Donc forcément on recherche pas forcément
les bonnes choses,
on ne se pose pas
forcément les bonnes questions.
Quand on reçoit une femme
qui a fait une maladie coronaire.
Vous disiez quand même,
vous aviez fait le lien
tout à l'heure avec la contraception
par exemple.
C'est quelque chose qu'on vous, 
on vous avait alerté un peu
sur la contraception,
le tabac, parce que vous fumiez peut-être
à cette époque là ?
On vous avait dit quelque chose à ce sujet ?
Alors oui, ma gynécologue m’avait en effet
parlée du risque, c'est
pour ça que le contrôle du cholestérol
était régulier.
Mais à aucun moment
c'était alarmant en fait.
Et parce que
on n'allait pas
chercher la lipoprotéines A
ça, c'est un autre sujet.
Et puis la cholestérolémie familiale.
Mais pour autant.
Enfin, la contraception,
j'ai continué à la prendre,
c'était surveillé. Le cholestérol n’augmentait 
pas de façon anormale.
Mais en revanche,
j'ai été ménopausée jeune
parce que 45 ans, c'est tôt.
Et là j'étais
alors j'allais dire j'étais
plus protégée par mes hormones.
Erreur.
C'est vrai, l'idée
c'est vraiment que
la femme, elle a des facteurs de risques
qui sont vraiment spécifiques à elle même.
Donc on parlait de contraception,
C'est vrai que la contraception
associée avec le tabac notamment,
ça crée un sur risque.
Alors parfois on le connaît plus
pour les phlébites, des choses comme ça,
mais en fait pour le cœur,
ça fonctionne aussi.
Il y a un sur risque.
De la même façon,
il y a certaines contraceptions
qui peuvent augmenter aussi
le risque d'hypertension.
C'est plutôt des choses
qu'on donnait avant.
Il y a des moments où
les choses s'améliorent aussi.
Il y a aussi des maladies, comme
dans des pathologies comme le syndrome
des ovaires polykystiques, l'endométriose
ou des situations d'infertilité.
On sait que ce sont des situations
où le risque cardiovasculaire
est potentiellement un peu plus grand.
C'est des marqueurs de risques.
Je sais que vous aviez aussi deux enfants.
Est ce que pendant vos grossesses,
il y a eu des choses particulières
qui sont passées ?
L'hypertension, du diabète,
des choses comme ça ?
Alors avec l'aîné, non, 
mais avec la deuxième,
oui, 
on était beaucoup plus laxiste à l'époque, 
enfin pas laxiste, ce n'est
pas le terme que je voulais employer,
mais on nous enquiquinait
moins sur ce qu'il faut faire, pas faire
quand on est enceinte et ceci et cela.
Donc oui j'avais pris plus de poids
qu'avec mon fils
et oui, il y avait un diabète
gestationnel,
mais on m'avait dit fait attention,
pas de charcuterie et puis tout va bien.
Donc c'est ce que j'ai fait.
Oui, on ne vous avait pas dit que ça
pouvait vous embêter après. 
Mais pas du tout.
On était il y a 40 ans en arrière.
Donc il y a 40 ans,
les choses ont
enfin on a appris beaucoup plus de choses
sur la maladie et non,
à aucun moment ça ne m'aurait effleuré
l'esprit de parler de ça.
C'est difficile.
Et puis c'est vrai que souvent
on met la grossesse un peu dans une case,
on se dit c'est un état transitoire
et puis bah oui, ok,
on a fait de l'hypertension,
on a fait du diabète, mais c'est fini.
Je veux dire, le bébé là est sorti,
on passe à autre chose
alors qu'on sait en fait
maintenant on commence à le savoir
et vraiment de plus en plus que
quand on a fait du diabète pendant
la grossesse,
on est à risque après,
et pas que du diabète,
on est à risque d'hypertension,
on est à risque de maladies
cardiovasculaires.
Ouais, on n'a pas dit qu'on allait dire
des choses très réjouissantes aujourd'hui,
mais on a dit
qu'on allait dire les choses.
Donc voilà.
Et c'est vrai
que c'est des choses qui sont
peut être pas encore assez dites.
C'est sûr qu'on n'a
pas trop envie de les entendre non plus,
mais je pense qu'elles sont encore
pas assez dites. De dire ok,
il y a eu un peu d’hypertension
pendant la grossesse ou beaucoup d'ailleurs,
mais après on est suivi.
Ou alors
au moins, le médecin généraliste regarde, il se dit,
OK, il y a eu du diabète
pendant la grossesse,
Ok on va faire des prises de sang plus
régulièrement parce qu'on a ça à l'idée
et ça peut aussi nous amener à être plus 
acéré, entre guillemets, un peu plus
à vif sur d'autres facteurs.
Ainsi, la tension était un peu limite,
on va se dire,
Ouais mais là ça fait tension limite,
plus il y a eu du diabète, plus...
En fait, c'est ça
le truc, c'est de se dire d'aller
chercher là où on ne serait pas allé
chercher et de se dire bah
ça fait ça plus ça plus ça,
et qu'est ce qu'on fait de tout ça ?
En fait, c'est vraiment ça l'idée.
Et puis vous parliez aussi
de la ménopause.
On sait que c'est une période
un peu charnière parce que
on prend du poids,
parce qu'on sait que la tension augmente,
parce que le cholestérol augmente,
parce que voilà, plein de choses
pas très réjouissantes mais qui sont là.
Donc, encore une fois,
faut qu'on les prenne en compte.
Et c'est une période,
ça fait partie des périodes dans la vie
d'une femme où il faut
qu'on soit vigilant.
Faut qu'on se dise ce sera l'occasion
de refaire le point, de se dire
on en est où ? Où sont les facteurs de risque
et pas juste les facteurs de risque de.
Alors oui aussi
l'hypertension, le tabac, le diabète,
enfin c'est hyper important,
mais tout, en fait
de se dire où on en est de tout
et ça c'est important.
Alors oui, en effet, mais sincèrement,
moi la ménopause, je l'ai vécue.
La vie tourne,
voilà, nickel et à aucun moment
là non plus, je veux dire,
mon médecin ou la gynécologue
ne s'est posé la question.
Pourtant elle avait les antécédents.
Elle savait, tabac, contraception etc.
Ménopause plutôt précoce
et personne n'a fait le lien, enfin “plus
plus plus” et dire on va peut-être être
un petit peu plus vigilant.
Alors j'ai de la chance
quand même, je m'en sors bien,
même si je suis allée plusieurs fois
rendre visite à mes compatriotes,
mais non, tout ça en effet,
je trouve extrêmement important, 
c'est pas dire on est,
il faut faire attention tout le temps,
tout le temps, tout le temps.
Mais vous voyez,
le fait d'avoir évoqué
le diabète
gestationnel, moi, j'ai une collègue
enceinte qui devrait accoucher, là,
et elle est en arrêt depuis trois mois
parce qu'elle a un fort
diabète gestationnel.
Forcément, je lui dirais,
je lui en parlerai parce que ça aussi,
c'est notre rôle de messager
et de transmettre l'information
parce qu'elle ne l’aura peut être pas. Lui dire
soit vigilante,
parce que... alors je ne vais pas lui dire
qu'elle va avoir
un infarctus, mais que potentiellement
elle est à risque.
C'est vrai que c'est important et
c'est pour ça qu'on a autre chose dans la tête.
Donc voilà, le message, si on l'a,
c'est à tout le monde, encore une fois,
c'est à nous,
c'est à vous, c'est aux médecins.
En fait, c'est à tout le monde d'être
un peu plus sensible à ça et à faire
passer effectivement les messages.
C’est la première chose
que j'ai faite à mes enfants
quand j'ai appris
ce qui m'arrivait. 
Cœur de femme 
Dans le prochain épisode,
Andelka évoque son engagement
dans l'accompagnement des patients
au sein de notre centre
et fait passer un message fort
à vous, femmes et hommes qui nous écoutez.

Cœur de femme - ÉPISODE 5 - Et maintenant ?

On arrive à la fin de notre conversation. Aujourd’hui Andelka ne se contente pas de vivre avec sa maladie. Patiente témoin dans notre centre elle accompagne d’autres patients atteint de maladie cardiovasculaire lors des sessions d’éducation thérapeutique. Et pour conclure cette conversation elle a un message fort pour les femmes (et les hommes) qui nous écoutent. 

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Cœur de femme
Cœur de femme
Bienvenue dans notre podcast Cœur de femme
consacré à la santé cardiovasculaire
au féminin.
Je m'appelle Mathilde Minier,
je suis cardiologue et je suis accompagnée
d'une de mes patientes, Andelka Batsere.
Episode cinq : Être patiente témoin
Les messages aux femmes.
On arrive à la fin de notre conversation.
Aujourd'hui, Andelka ne se contente pas
de vivre avec sa maladie.
Elle est patiente témoin
dans notre centre et accompagne
d'autres patients
atteints de maladies cardiovasculaires
lors des sessions d'éducation
thérapeutique.
Elle leur apporte son éclairage
en toute humilité, sur son parcours
et tout ce qu'elle a pu
mettre en place au fil du temps.
Et puis enfin,
pour conclure cette conversation,
que vous soyez une femme ou un homme,
elle vous adresse un message fort.
Et en parlant de messager.
Aujourd'hui vous êtes patient témoin.
Pourquoi ?
Parce que durant
mes séjours ici,
et c'est ce qui m'avait manqué
en fait, le retour de
de personnes comme moi, de malades
qui vivaient leur vie au quotidien
et comment il s'en sortait
avec tout ça.
Et pour le coup, moi
ça coulait de sens.
Alors déjà en tant que patiente,
en tant que patiente femme.
Parce que je suis désolée messieurs,
mais oui, 
on est un peu mise de côté,
en tout cas pour les médicaments
par exemple.
Je ne sais pas si ça a changé,
mais je crains que non.
Les tests sont faits sur des hommes.
Les traitements
ne sont pas forcément adaptés aux femmes.
Et on met beaucoup plus de temps que vous
messieurs,
à trouver les bons dosages.
Enfin, souvent.
Il nous faut un an avant d'être
à peu près calé et... voilà, je milite.
Je ne suis pas.
une
fervente féministe,
mais voilà, je veux prendre soin de nous.
Oui, vous avez raison.
Ce que vous disiez sur les médicaments,
il y a de plus en plus d'efforts
qui sont faits sur les études et tout ça,
et de plus en plus de femmes
qui sont incluses dans les études,
contrairement à avant ou sélectivement,
la parité n'était pas forcément respectée.
Alors, on sait qu'en plus
la femme, c'est compliqué entre guillemets
parce qu'il
y a le cycle hormonal qui joue.
Et donc, il faudrait
que les industries pharmaceutiques
fassent des études à chaque cycle,
à chaque phase du cycle.
Sauf que c'est compliqué,
que ça coûte cher et que du coup, bah
on va faire sur des hommes quoi. Donc.
Donc il y a ça aussi
qui pèse dans la balance.
Effectivement,
on sait que les médicaments,
il faudrait probablement adapter les doses
et en tout cas, il faut qu'on ait ça.
Nous,
on a ça quand on prescrit dans la tête
en se disant
Je ne prescris pas un homme, donc.
Mais pour autant,
il faut que je prescrive.
C'est à dire
qu'on sait que les femmes sont,
comme on le disait tout à l'heure,
sont moins bien traitées quand elles ont
de l'hypertension, on va se dire,
houlà, on va y aller un peu doucement.
Les statines, on va y aller mollo,
surtout que bon, vous n’avez pas trop envie,
alors du coup on va y aller
encore plus molo.
Non, en fait, il faut,
il faut se donner les moyens
d'arriver où on veut
parce que quitte à prescrire
un traitement, faut qu'il soit efficace.
Donc faut qu'on y arrive.
Il faut qu'on y arrive
avec une bonne tolérance bien sûr,
parce que si c'est pour vous mettre
plus mal, que ça ne sert à rien,
mais il faut avoir à l'esprit
ce truc de se dire 
j'ai une femme face à moi,
donc j'ai pas forcément
le même métabolisme.
Mais on a beaucoup de choses à apprendre
par rapport
au cycle, par rapport à tout ça.
C'est des choses.
Je pense qu'il va y avoir encore
beaucoup de choses qui vont être découvertes
dans les années à venir je pense.
Qu'est ce que vous auriez aimé
qu'on vous dise avant ?
Un piège là ?
Pas préparé du tout ça.
En fait.
Je ne sais pas si je l’aurais entendu, même
si on me l'avait dit. Après c'est aussi,
je l'avais évoqué, je vous l'avais écrit.
Je pense que dans les campagnes
qui sont faites pour sensibiliser
les femmes aux maladies cardiovasculaires
et les hommes, parce que du coup,
ils peuvent être
spectateur de quelque chose,
il y a des petits morceaux
qui nous restent,
on s'imprègne, qu'on le veuille ou non, 
d'informations
et qui peuvent nous être utiles 
au moment opportun.
Je pense que toutes ces choses,
on nous les
a dites plus ou moins, mais.
Il y a beaucoup, beaucoup
trop de choses qui passent avant nous.
En fait, ce que j'aurais voulu
qu'on me dise peut être, 
c'est toi l'important.
Écoute-toi
ait confiance en ce que tu ressens
les réponses,
plus ou moins on les a, ça
j'en suis intimement persuadée.
C'est juste
qu'on se les refuse pour plein de raisons.
On a autre chose à faire,
on n'a pas envie d'être malade.
Moi, encore aujourd'hui,
le 15 pour moi, c'est compliqué
parce que je sais que si je le fais,
je pars à l'hôpital et 
que j'y vais à reculons
Mais je sais qu'il faut que
je le fasse, donc je lutte contre ça.
Là aussi c'est un combat.
Il y a plein, plein, plein plein de trucs
qui nous bloquent.
Mais je veux revenir à : nous sommes
les premiers acteurs de
notre guérison, entourés,
mais il faut qu'on compte que sur nous.
Tous ensemble.
Ce sera votre mot de la fin,
Ça sera mon mot de la fin.
Et la vie est belle.
Oui c’est le point positif !
On ne va pas plomber tout le monde.
Non, non mais l'idée c'est ça,
c'est vraiment de se dire qu'on 
a une possibilité d'agir vraiment
en connaissant les facteurs de risque, en
les connaissant mieux, ce dont on a parlé,
en connaissant les signes,
en connaissant les moyens
d'agir, c’est à dire les réflexes à avoir.
Qu’en se disant j'alerte, en fait
tant pis, vraiment.
Et puis en se disant je, je bouge
même si je bouge
peut-être pas comme il faut,
mais je bouge,
j'essaye de faire de mon mieux 
et ça je crois que c'est important.
Et puis, et comme vous le disiez
tout à l'heure, je prêche
la bonne parole
un peu, c'est à dire qu’on a
intitulé la journée cœur de la femme,
mais on a des hommes parmi nous.
L'idée, c'est vraiment que
c'est une maladie universelle.
Mais vous avez des mères,
vous avez des sœurs,
vous avez potentiellement des filles,
et je crois que c'est important
que vous soyez aussi le messager
de tout ce qu'on a pu dire aujourd'hui.
Entièrement d'accord.
Voilà,
je crois qu'on va se quitter là dessus.
Je voulais vraiment vous remercier, vous.
C'était un plaisir et c'était vraiment,
Je pense que c'est essentiel d'avoir
enfin c'est une chance, inestimable,
d'avoir ce genre de témoignage.
VRAIMENT merci.
Votre voix,
elle compte 1000 fois plus que la nôtre.
Vous avez beaucoup plus d'impact
que nous, on le sait et c'est hyper
important, vraiment.
Donc c'est vraiment une chance qu'on a.
Je voulais vraiment vous remercier.
Je les remercie aussi,
tous les acteurs de la journée
qu'on a passée qui étaient vraiment super.
C'était un plaisir
de travailler avec tout le monde.
Voilà, je vais remercie aussi
la direction de nous permettre
d'avoir ce moment d'échange
et de nous soutenir dans la démarche.
Merci infiniment.
Cœur de femme
c'était Cœur de Femme,
un podcast enregistré en public
le 2 juin 2026 au Centre de rééducation
cardiaque de la Tourmaline à Nantes, avec
Andelka Batsere, patiente témoin.
Si un ou plusieurs de ces épisodes
vous ont touchés,
n'hésitez pas à les partager
autour de vous.
Il y a des femmes,
des mères, des sœurs, des amis,
des collègues qui sont concernés.
Merci à Andelka pour ce
si précieux témoignage,
à toutes les personnes présentes le 2 juin
et à la direction de la Tourmaline
et de l'UGECAM Bretagne Pays de la Loire
qui ont permis
que ce projet voit le jour. Cœur de femme.